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lundi 26 mars 2007

La messagerie open source, la plus grande menace pour Microsoft Exchange ?

Mary Jo Foley, une journaliste connue pour être dur dans la critique envers le géant du monopole Microsoft, a publié un billet sur son blog « All about Microsoft » qui ressemble plus à un site de nouvelles. Dans son billet intitulé « Report: Open-source e-mail systems biggest threat to Microsoft Exchange », elle affirme avoir lu un résumé d'une étude qui sera diffusée le mois prochain, réalisée par le Yankee Group, une agence de consultants en analyse et études de marché américaine. Ce rapport déclare que 23 % des personnes interrogées ont indiqué qu'elles ont l'intention d'abandonner Exchange Server pour une solution Linux ou open source. Voici une traduction de la plus grosse partie du billet de Mary Jo Foley :

Ces dernières années, Microsoft s'est fixé l'objectif de battre IBM Lotus Notes/Domino sur le marché des serveurs de courrier électronique. Mais selon un rapport du Yankee Group qui sera publié le mois prochain, la vraie menace pour Microsoft Exchange ne vient pas d'IBM — mais des serveurs de courrier électronique Linux en open source.

Yankee publiera en avril son « 2007 Global Server Hardware and Server OS Survey ». Une enquête auprès de presque 1 000 directeurs informatiques et cadres de catégorie C qui comporte quelques « sinistres » nouvelles pour Microsoft, selon une copie d'un bref résumé de l'étude que j'ai eue la chance de voir cette semaine.

« C'est de mauvais augure pour Microsoft, 23 % des personnes interrogées ont indiqué qu'elles ont l'intention d'abandonner Exchange Server et de migrer vers une plate-forme alternative de distribution de messagerie et de courriers sous Linux ou open source dans les 12 à 18 prochains mois. Les utilisateurs ont attribué leur décision à leur conviction que le courrier électronique et les offres de messagerie sous Linux sont meilleur marché et plus facile à gérer que Exchange » selon Laura DiDio l'auteur et analyste chez Yankee.

Environ 65 % des personnes interrogées utilisent actuellement Exchange. Le tiers restant utilise actuellement IBM Lotus Notes, Novell GroupWise et d'autres tiers systèmes de courrier électronique. 19 % des utilisateurs Microsoft interrogés ont dit qu'ils planifiaient de mettre à jour en Exchange Server 2007 dans les 12 premiers mois de disponibilité du produit, constate l'étude du Yankee .

« La concurrence des offres de messagerie Linux ont toujours beaucoup de chemin à parcourir pour rattraper toutes les fonctionnalités incorporées à Exchange, mais cela s'avère être ni un obstacle, ni un blocage pour presque un quart des entreprises qui prétendent prévoir abandonner Exchange pour des alternatives Linux et open source » dit le rapport de Yankee.

Qu'est-ce qui est derrière ce changement ?

Le coût, la complexité et « la difficulté de maintenir et de gérer Exchange » selon l'étude. « Ces trois facteurs, selon 23 % des personnes interrogées, dépassent de loin la myriade des avantages intégrés offerts dans la plate-forme de messagerie et courriers électroniques de Microsoft et rend les solutions Linux et open source plus attirantes pour leurs affaires respectives, » constate Yankee.

DiDio n'a pas indiqué quelles offres de courrier électronique sont les plus intéressantes pour ceux désireux d'abandonner Exchange. Cependant il existe un nombre croissant de systèmes de courrier électronique Linux/open-source sur le marché allant de Scalix à Zimbra.

En 2006, un spécialiste des études de marché au Radicati Group a déterminé que Microsoft Exchange avait 31 % du marché mondial du logiciel de messagerie d'entreprise. Domino/Notes/Workplace d'IBM avait 21 %. Et « l'autre » catégorie représentait les 48 % restants.

jeudi 30 novembre 2006

La Commission Européenne impuissante face au monopole de Microsoft

« L'Association francophone des utilisateurs de logiciels libres », plus connue sous le nom de l'AFUL a publié un communiqué proclamant l'impuissance de la Commission Européenne face à la toute puissance de Microsoft. : Microsoft, le monopole tue l'innovation

En dépit des sanctions de l'Europe pour sa politique anti-concurrentielle, la société Microsoft récidive avec la sortie de son nouveau système d'exploitation Windows Vista. L'AFUL s'étonne que la Commission Européenne choisisse de corriger par des sanctions au coup par coup, sans effet réel, les abus de position dominante du monopole de Microsoft, plutôt que d'assainir les pratiques commerciales pour permettre l'existence d'un marché concurrentiel des systèmes d'exploitation soumis à la sanction de la satisfaction de la demande. Un marché où « la concurrence est libre et non-faussée » ne saurait s'équilibrer sans cette confrontation de l'offre et de la demande. Faut-il croire que la Commission Européenne ne s'intéresse qu'à la défense de l'offre de quelques éditeurs, souvent non-européens, et ignore les intérêts légitimes de la demande, c'est-à-dire des consommateurs européens et des entreprises et organisations européennes utilisatrices de logiciels ?

Depuis 15 ans, la société Microsoft utilise toutes les ficelles anti-concurrentielles qu'offre sa domination quasi monopolistique pour prévenir toute réelle concurrence sur ses marchés et pour s'emparer de marchés nouveaux. ...

Le maintien des positions de DOS puis de Windows se fonde depuis quinze ans sur diverses pratiques contractuelles prédatrices avec les assembleurs et distributeurs d'ordinateurs, pratiques qui obligent les consommateurs à payer le système d'exploitation Microsoft, qu'ils en aient ou non l'usage. Cela a permis à Microsoft de se débarrasser de la concurrence de l'excellent DR-DOS puis de BeOS, et lui permet aujourd'hui de contenir le succès des systèmes d'exploitation concurrents, dont GNU/Linux, ou d'imposer l'acquisition d'un nouveau système Windows même à ceux qui ne souhaitent pas en changer. Ces pratiques contractuelles concernent de 90 à 95% du marché d'après les chiffres rendus public par le BSA, et nous estimons de 10 à 25% le pourcentage d'ordinateurs neufs qui s'accompagnent d'une vente forcée.

Aujourd'hui ces pratiques vont jusqu'à tatouer les composants des ordinateurs pour empêcher les usagers d'y installer un autre système d'exploitation de leur choix, sous de fallacieux prétextes invoquant la sécurité.

L'intégralité du communiqué, disponible sur le site de l'AFUL, est intitulé « Face à Microsoft, la Commission Européenne organise son impuissance en ignorant les consommateurs », a été relayé par Toolinux, dans un article intitulé « [AFUL : Face à Microsoft, la Commission Européenne prouve son impuissance » et par PC Inpact dans son article « AFUL: la Commission doit assainir les pratiques commerciales. »

mardi 21 novembre 2006

La propriété intellectuelle : ses forces et ses limites

Dans son excellent livre « Un autre monde », Joseph E. Stiglitz écrit sur les forces et les limites de la propriété intellectuelle. Extrait du chapitre « Brevets : des profits et des hommes » Couverture du live de Joseph E. Stiglitz

Les droits de propriété intellectuelle donnent à ceux qui la possèdent le droit exclusif de l'utiliser. Ils créent un monopole. [...] Le pouvoir de monopole engendre des rentes de monopole - des surprofits -, et ce sont ces surprofits qui sont censés inciter à s'engager dans la recherche. Les inefficacités liées au pouvoir de monopole dans l'usage du savoir sont particulièrement graves, car le savoir est ce que les économistes appellent un « bien public » : potentiellement, tout le monde peut en bénéficier. Thomas jefferson, troisième président des Etats-Unis, l'a dit de façon bien plus poétique en assimilant le savoir à une bougie : quand elle en allume une autre, sa lumière ne diminue pas. L'efficacité économique exige le libre accès au savoir, les droits de propriétés intellectuelle sont conçus pour en restreindre l'usage. On espère que les inefficacités induites par le pouvoir de monopole seront compensées par une innovation plus forte, donc une croissance plus rapide. [...]

Le géant du logiciel américain Microsoft a usé du pouvoir de monopole que lui ont conféré ses droits de propriété intellectuelle pour abattre des innovateurs comme Netscape et RealNetwork. Certains sont assez courageux, ou téméraires, pour se dire que, s'ils ont la chance de trouver une innovation exceptionnelle, ils pourront défier Microsoft ; d'autres se satisfont de la perspective de se faire racheter ; mais beaucoup conscients du danger évident, sont dissuadés d'élaborer des nouveautés assez précieuses pour attirer l'attention de Microsoft. Même quand les tribunaux mettent le holà aux pratiques anticoncurrentielles , il est difficile de recréer un marché concurrentiel, en particulier quand il reste de puissants brevets. Dans ce genre de cas, la propriété intellectuelle aboutit à une situation perdant-perdant. L'économie perd à court terme, puisque les prix élevés du monopole réduisent le bien-être, et à long terme aussi, puisque l'innovation est également réduite. [...]

Plus généralement, puisque les brevets entravent la dissémination et l'utilisation des connaissances, ils ralentissent la « recherche de suivi », qui vise à innover à partir des travaux des autres. Puisque presque toutes les innovations s'appuient sur des innovations antérieures, c'est l'ensemble du progrès technique qui est alors ralenti. [...]

Il est intéressant de noter que même dans le logiciel, le système de collaboration ouverte fonctionne bien. Nous avons aujourd'hui le logiciel pour les ordinateurs le système d'exploitation Linux, qui lui aussi repose sur le principe de l'architecture ouverte. Tout ceux qui y participent doivent accepter le fait que le code source est libre : c'est un programme dynamique constamment amélioré par des milliers d'utilisateurs, une alternative gratuite et viable au système d'exploitation de Microsoft. Il progresse vite, notamment dans les pays en développement. Un rejeton de Linux, le navigateur Mozilla Firefox, a connu une croissance encore plus rapide. Non seulement il est gratuit, mais il semble moins exposé aux problèmes de sécurité, qui ont été me fléau du navigateur Internet de Microsoft. L'inquiétant, c'est que Linux, inévitablement empiétera un jour sur l'un des brevets parmi les centaines de milliers qui ont été accordés, et que le détenteur de ce brevet tentera alors de rançonner l'ensemble du système Linux. Même si l'on montre en définitive que le brevet n'est pas valide, les coûts économiques peuvent être énormes, comme l'a découvert Research In Motion (la compagnie qui a mis au point le Black Berry) quand on l'a obligée à payer plus de 600 millions de dollars, non à l'inventeur, mais à la firme qui avait acquis le brevet à bas prix - un brevet déjà disqualifié à cette date en Allemagne et au Royaume-Unis.

Le livre de Joseph E. Stiglitz est disponible, entre autres, sur les sites « eyrolles.com », et « Amazon.fr ». Personnellement je me le suis procuré à la librairie Cart de Besançon, ma ville natale :-)

mercredi 13 septembre 2006

Le libre accès au savoir tient du bien public mondial

Microsoft et ses monopolesSuite à son livre « Un autre monde », Joseph Stiglitz ancien conseiller de Clinton à la Maison Blanche et prix Nobel d'économie fait l'objet d'une entrevue avec le journal Liberation qui parle du verrouillage de la propriété intellectuelle et des brevets comme l'un des pires travers de la mondialisation. Son livre et l'article sont un réquisitoire contre la propriété intellectuelle chère au confondateur de Microsoft Bill Gates.

Quelques extraits de l'article :

« L'idéologie simpliste de la propriété intellectuelle peut affecter le rythme des innovations. On l'a vu avec le dépeçage de Netscape, navigateur concurrent de Microsoft, ou l'obligation pour le créateur du BlackBerry (terminal de poche, ndlr) de payer 600 millions de dollars à la firme qui avait acquis le brevet. Début XIXe, ces mêmes brevets avaient failli tuer l'avion ou l'automobile... »

« Le système actuel de la propriété intellectuelle cherche à restreindre l'utilisation des savoirs. Pourtant, comme le disait Jefferson, ex-président américain, le savoir est comme une bougie : « Quand elle en allume une autre, sa lumière ne faiblit pas.» Le libre accès au savoir ­ les tenants de l'architecture ouverte, comme Linux ou Mozilla le savent ­ tient du bien public mondial ! »

Ou encore suite à la question de Christian Losson qui montre que Bill Gates l'un des apôtres de la propriété intellectuelle défends les brevets pour Microsoft et sa fondation pour l'accès à la santé ?

« Gates, comme Rockfeller, utilise l'argent de son monopole illégal pour de bonnes causes, mais cela ne justifie pas la culture du monopole. On peut voler l'argent et le rendre aux pauvres, cela rend-il le délit moins mauvais ? Et, avec sa fondation, faire l'impasse sur la solution cruciale : toucher aux droits de propriété intellectuelle. »

dimanche 30 avril 2006

Microsoft paie les entreprises pour imposer ses technologies

En mars 2006, Go Daddy, registraire de noms de domaines et société d'hébergement Internet, et Microsoft®, société monopoliste et abusant largement de son monopole, ont fait une annonce marketing sur la migration de 4,5 millions de noms de domaines parking du serveur Web libre Apache vers le serveur propriétaire IIS®.

Tout d'abord un nom de domaine parking, c'est quoi ? Un particulier ou une société peut vouloir acheter un nom de domaine parking pour bloquer l'utilisation de ce dit nom de domaine ou dans l'objectif de l'utiliser plus tard. Ces noms de domaine parkings sont donc des noms de domaines non utilisés par leurs propriétaires et sont hébergés par le registraire sur de simples pages HTML statiques qui ne nécessitent en aucun cas un serveur Web complexe comme IIS, et pour ce genre de tâche Apache et Linux sont bien meilleurs q'un IIS® et un Windows®2003. Si on prend en compte le coût total de possession de serveurs Windows®2003, supérieur à celui de serveurs Linux, le coût de la migration, et l'intérêt technique d'une telle migration, on peut se demander l'obscure raison qui a poussé Go Daddy à dépenser de l'argent et de l'énergie pour changer un service qui fonctionnait très bien ? La réponse non officielle bien entendu la voilà, on suppose très fortement que Microsoft® a versé un ou deux dollars par site migré, en plus éventuellement d'offrir des licences Windows®2003 pour deux ou trois ans, et aussi peut-être contribué à l'achat des nouveaux serveurs.

C'est une pratique bien connue de l'ogre de Redmond dans le milieu de l'Internet, mais peut-être aussi dans d'autres activités informatiques, Microsoft® paie de grandes sociétés pour les forcer à utiliser des logiciels serveurs Microsoft®. L'intérêt pour ces sociétés, du cash et des économies de licences logicielles pour deux ou trois ans, l'intérêt pour Microsoft®, de la communication sur ces produits et un investissement à long terme, car une fois ces sociétés enchaînées aux logiciels Microsoft®, il est peu probable qu'elles veuillent investir de nouveau dans une autre migration.

C'est ce que pense aussi une éminente figure de l'open source comme Bruce Perens :

« ... Microsoft a payé de grands revendeurs de domaines pour migrer leurs sites « parkings » sur IIS et le serveur de Microsoft. La migration des clients « parkings » d'un seul grand revendeur, GoDaddy.com, a causé un changement de 4.5 millions de noms de domaine, ou 5% de la part totale du serveur Apache vers Microsoft IIS dans le rapport de Netcraft. C'est un changement « d'aspect » uniquement parce que les sites en question n'ont aucun contenu. Mais les managers croient les diagrammes comme ceux du rapport de Netcraft ... »

Suite a cette offensive de Microsoft®, Bruce Perens a d'ailleurs ouvert le site OpenSourceParking.com, pour héberger les noms de domaines en « parkings », sur des logiciels libres et en open source.

Cependant malgré les nombreuses initiatives de Microsoft® pour fausser la concurrence Apache héberge encore 62,72 % de la totalité des noms de domaines et Netcraft a annoncé en avril 2006 qu'Apache avait dépassé Microsoft® en nombre total de serveur sécurisé par SSL.

Dans ce monde où les ordinateurs personnels sont dominés à plus 96 % par Windows®, un monde où même Microsoft® déclare que son principal concurrent sont ses clients avec une ancienne version de leurs logiciels et que Steve Balmer déclare « Je pense que tout le monde mérite un peu de compétition », nous avons encore la chance que des fondations comme Mozilla, Apache ou encore le projet Debian existent pour maintenir le choix et l'innovation sur Internet. Pourvu que ça dure, et que les logiciels libres et les standards ouverts puissent encore progresser et améliorer le monde.

lundi 10 avril 2006

Port25 de Microsoft, le port par où le spam arrive !

L'ogre de Redmond vient d'ouvrir un nouveau site marketing, batisé Port25, censé communiquer ses travaux dans l'univers open source, mais Microsoft a-t-il une idée de ce qu'est l'open source, c'est la question que se pose Ruurd Pels développeur de KDE :

Ce que l'open source n'est pas :

  • L'open source n'est pas un jouet marketing.
  • L'open source n'est pas une façon d'avoir des visiteurs sur votre site ou de promouvoir vos anciens outils.
  • L'open source ne choisit pas juste une des licences approuvées par l'OSI.

Ce ne sont pas les raisons pourquoi les gens ont confiance dans des applications open source.

  • La raison c'est que la revue du code par un pair aboutit à un code supérieur.
  • Du code qui est flexible et que nous pouvons incorporer selon nos besoins.
  • Un code que nous pouvons écrire et discuter.
  • Un code dont nous avons confiance parce que nous savons que les raisons techniques sont le seul et le plus important conseil à suivre.
  • Ce processus explique pourquoi nous pensons qu'il vaut notre temps pour fournir gratuitement assurance qualité, support, et soutient pour des applications open source.

Maintenant, appliqué à Port25 et à l'Open Source Lab de Microsoft je pense que nous pouvons sans risque supposer que Microsoft ne le voit pas comme ça. C'est une jolie collection de blogs toujours nickels et impeccables de personnes de Microsoft qui travaillent dans ce laboratoire. Si vous parcourez les commentaires il me semble qu'il sert de Tuttle Taylor de l'open source (NDT : histoire abracadabrante de Jerry A. Taylor responsable de la ville de Tuttle qui stupéfié de voir la page d'accueil de Apache installé sur CentOS, en lieu et place du site web de sa ville, s'est précipité de contacter le support de CentOS, pour demander de quel droit ils avaient piraté le site Web de la ville ! L'affaire est devenue publique et Jerry a reçu quantité de courriers électroniques et d'appels téléphoniques.)

Maintenant, servira-t-il de rameau d'olivier comme certaines feuilles de choux voudraient l'interpréter ? Je ne le pense pas. Lisez vous-même :

Le laboratoire fournit à Microsoft la compréhension approfondie du monde du logiciel open source et il aide la société à améliorer la manière dont les produits Microsoft fonctionnent avec le logiciel open source.

Et :

« Les restrictions sur les licences nous autorisent à analyser et faire des tests de performance de logiciels open source dans des secteurs où Microsoft est en concurrence ou a un intérêt, » dit Hilf. « Nous partageons ces résultats avec d'autres équipes de Microsoft, qui utilisent les données pour déterminer comment nous pouvons améliorer nos propres produits. »

Donc. Quelle est cette chose Port25 ? Rien qu'un outil marketing. Miroirs et fumée pour feuilles de choux. Un générateur de copie. Pouvons-nous en attendre quelque chose en retour ? Oui nous le pouvons. Plus de concurrence. Améliore-t-il l'open source ? Non il n'en fait rien. En fait, cela n'a aucun rapport avec l'open source du tout. Pour ce qu'il vaut, ils pourraient facilement l'appeler le MSFOOSL : Microsoft Freeloading On Open Source Lab.

Continuez votre chemin. Il n'y a rien d'intéressant à voir ici...

mardi 20 septembre 2005

Microsoft maître dans l'art de la désinformation

Monopole = Microsoft

D'après l'encyclopédie libre Wikipédia, un FUD Fear Uncertainty and Doubt, une technique classique de désinformation basée sur le schéma suivant : Installer le Doute, en s'appuyant sur la Peur au moyen d'informations non vérifiables (Incertitude). Cette technique est très utilisée dans le monde de l'informatique.

Microsoft, déjà maître dans les monopoles, est aussi passé maître dans le domaine du FUD. Le denier en date que révèle Asa Dotzler dans son billet « FUD sur la recherche et journalistes paresseux » :

« Bien, le moteur à FUD de Microsoft tousse et crache lorsqu'il redémarre. Aujourd'hui Microsoft a dit aux médias crédules qu'ils ont une stratégie de recherche qui est meilleure que Firefox parce que, à la différence de Firefox, Microsoft utilise un standard qui est développé indépendamment du navigateur, et peut ainsi laisser les utilisateurs ajouter de nombreux moteurs de recherche à IE sans que Microsoft doivent tous les coder dans le navigateur.

C'est quoi ce bordel ? Sérieusement. De quelle façon les standards de Firefox ne sont pas ouverts et de quelle façon il oblige à une mise à jour de Firefox pour ajouter n'importe lequel des 4 000 plugins de recherche disponibles aujourd'hui pour Firefox. C'est clairement un cas où Microsoft balance des mensonges et des FUD à la presse et où la presse les publie joyeusement comme des faits.

C'est une honte que la presse fasse des publications si tranquillement sans d'abord vérifier les faits. Nathan Weinberg devrait être humilié d'avoir été un outil de Microsoft de cette manière. »

vendredi 23 juillet 2004

Hausse du bénéfice de Microsoft(r) au 4e trimestre

Microsoft et ses monopoles Le numéro mondial des monopoles, la société Microsoft(r), dégage un bénéfice net de 2,69 milliards de dollars, soit 25 cents par action, pour son quatrième trimestre clos le 30 juin, contre 1,48 milliard (14 cents) un an plus tôt !

Ce bénéfice indécent provient la bonne tenue des ventes d'ordinateurs personnels, dont de la vente de son système d'exploitation Windows(r) qui équipe 96% des ordinateurs de bureau de la planète.

Avec ces milliards de dollars facilement gagné la société Microsoft(r) va pouvoir investir de nouveaux marchés comme les consoles de jeux, la téléphonie mobile, les moteurs de recherche, la vidéo numérique, les logiciels serveurs, ... Des marchés où Microsoft(r) n'est pas encore en situation de monopole et peu se permettre de perdre des millions de dollars, là ou ses concurrents doivent gagner de l'argent pour survivre, elle est belle la concurrence !

Par exemple sur le marché des consoles de jeux Microsoft(r) a pu se permettre de perdre des millions de dollars pour imposer sa console de jeux XBOX qui a eu un succès plus que mitigé. Microsoft(r) a les moyens de recommencer avec la future XBOX 2, en investissant plusieurs millions de dollars, à perte, pour imposer sa nouvelle console de jeux. Même des poids lourds comme Nintendo ou Sony vont avoir du mal à lutter contre un adversaire comme Microsoft(r).

Même chose dans le marché de la téléphonie mobile et des assistant personnels (PDA). Microsoft(r) peut encore se permettre de perdre des millions de dollars pour imposer son système Pocket PC, ou ses concurrents comme Symbian et Palm OS doivent rester viable.

D'autres exemples dans d'autres secteurs, comme le marché des serveurs Web par exemple, existent. La colossale puissance financière de Microsoft(r), bâtit sur le monopole des systèmes d'exploitation peut lui permettre d'investir n'importe quel marché et de fausser la concurrence.

lundi 19 juillet 2004

Microsoft(r) muselle Lindows avec 20 millions de dollars

monopole Peut-on résister à l'ogre de Redmond ? L'histoire nous montre que non. Microsoft(r) sait généralement gagner ses procès, souvent en appel quitte aussi à gagner quelques mois, voir quelques années si cela peut servir leurs intérêts. Si les procès traînent un peu trop ou s'avèrent difficiles, Microsoft(r) peu a tout moment piocher dans son colossale trésor de guerre, généré en grande partie par son monopole sur les systèmes d'exploitation. C'est ainsi que la multinationale Microsoft(r) a versé 1.95 milliard de dollars pour mettre fin aux différents procés qui l'opposait à la société Sun Microsystems.

Pour résumer la situation entre la société Lindows et Microsoft(r), ce dernier n'est pas à un monopole près, et veut donc naturellement le monopole sur le nom générique anglais Windows(r), qui est le nom de son système d'exploitation vache à lait, et de ses noms dérivés comme le mot "Lindows"... Donc une petite carotte de 20 millions de dollars à la société Lindows pour qu'elle change son nom et le nom de sa distribution en Linspire.. A noter que ce n'est pas la première fois que Microsoft(r) arrive à faire changer le nom d'un produit qui contenait le mot générique Windows(r)...

mercredi 14 juillet 2004

Mais non Microsoft(r) n'est pas un monopole !

Monopole Il existe 600 millions de PC sous Windows(r) aujourd'hui, selon Microsoft(r). Mais avant 2010, il en y aura plus de 1 milliard d'entre eux, revendique un dirigeant de la société., rapporte le site Microsoft-Watch.

Pour rappel Microsoft(r) détient 96% du marché des machines de bureau aujourd'hui. Microsoft(r) s'est appuyé sur son monopole pour imposer sa suite bureautique Office(r), son navigateur Internet Explorer(r), son client messagerie MSN(r), et son lecteur de média Windows Media Player(r).

Malgré la reconnaissance de ses pratiques anticoncurrentielles devant plusieurs tribunaux, comme aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon, les états du monde entier restent impuissants devant la toute puissance financière de Microsoft(r). Et oui l'ogre de Redmond possède une trésorerie estimée à 50 milliards de dollars, en plus de ses 2 milliards de dollars de bénéfice net générés par ses monopoles .

samedi 10 juillet 2004

MSN Search écrit par les concurrents ?

miscroft_est_ses_monopoles Vous savez peut-être que Microsoft espère bientôt écraser encore un des ses concurrents, pour ne pas le citer le célèbre moteur de recherche Google. Comment ? Tout simplement en se basant sur son monopole sur les systèmes d'exploitation en y intégrant son MSN Search.

Slashdot a une histoire amusante à ce sujet :
Seattle PI a un article sur un employé de Microsoft qui a travaillé sur l'initiative MSN Search qui est supposé avoir piraté des ordinateurs d'AltaVista et volé une technologie propriétaire. Cependant, le cambriolage illégal est arrivé avant qu'il n'ait été embauché par Microsoft. La question est de savoir si Microsoft savait quelque chose à son sujet ? Quel quantité de code a t-il écrit dans MSN Search ?